Pédagogie vécue

Vous pouvez exprimer, dans cette section, des problèmes que vous vivez dans votre enseignement ou avec les apprentissages de vos élèves. Nous tenterons de répondre à vos questionnements avec un appel à tous ou en vous présentant le fruit de nos recherches suite à votre demande.

31 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. Martine Dorion
    mar 25, 2014 @ 10:17:42

    Bonjour M. Boudreault,
    J’aimerais savoir si vous avez un article où l’on parle de l’intensif? Je m’explique, au lieu de faire un DEP de 1800 heures en 2 ans, ils le font en 1 an 1/2. Ils ont des journées de 7 heures au lieu de 6 heures, est-ce que vous voyez un inconvénient sur les différents apprentissages?

    Réponse

    • Henri Boudreault
      mar 25, 2014 @ 14:09:03

      Cette situation n’est pas nouvelle. J’ai eu à la vivre lorsque j’étais conseiller pédagogique. Je n’ai jamais été très chaud à l’idée de faire apprendre plus en moins de temps. Il y a des conditions à respecter qui ne sont généralement pas prises en considération lors de ce changement. On se questionne surtout sur le fait d’adapter l’horaire sans considérer d’adapter les pratiques pédagogiques en conséquence. Il faut réorganiser les apprentissages selon ce nouvel horaire.
      Apprendre est un processus complexe qui demande des efforts. Tous les savoirs ne demandent pas nécessairement le même effort pour être appris. Tout dépend des intentions. Lorsque l’intention est de développer des habiletés par l’entraînement vous sollicitez plus les capacités physiques que psychologiques. Lorsque votre intention est d’apprendre de nouveaux savoirs, de comprendre, de raisonner et de décider, vous faites appel à des efforts mentaux qui exigent plus d’énergie par l’attention, la réflexion et les inférences. Il n’est pas possible d’exiger cela pendant sept heures.
      Pour s’adapter à ce nouvel horaire, il faut adapter les moments où certains objets d’apprentissage devront être traités. L’apprentissage d’une compétence se fait en quatre étapes. Ces étapes sont : l’exploration, l’apprentissage, l’application et le transfert. Les étapes d’exploration, d’apprentissage et de transfert exigent plus d’efforts mentaux que l’application. Il faudra donc aménager les étapes selon la complexité des savoirs et selon l’horaire. Il faudra considérer que plus la journée avance moins l’apprenant dispose d’énergie pour être attentif et se concentrer. De la même façon, l’énergie disponible le vendredi est moins importante que le lundi ou le mardi par exemple.
      Il faudrait donc concentrer les efforts mentaux au moment où les élèves ont le plus d’énergie et les efforts physiques, demandant moins d’attention, par la suite. Il faut deux sources d’énergie pour apprendre, l’énergie motrice et motivatrice. On peut être motivé, mais ne pas disposer de l’énergie motrice nécessaire. On peut avoir de l’énergie motrice, mais nous ne sommes pas suffisamment motivés pour vouloir l’utiliser.
      Il faut donc considérer tout cela lorsque l’on désire intensifier une formation. Ce qui est rarement fait. Une formation plus intensive sans changement de stratégie va provoquer moins d’apprentissages et oblige l’enseignant à concentrer sa formation sur la réussite des examens plutôt que le développement des compétences. Ce qui malheureusement ne semble pas faire beaucoup de différence pour une direction de centre ou d’école. Il faut avoir en tête à qui rapporte le plus ce changement. C’est rarement pour les élèves et pourtant toute formation devrait être pensée en ce sens. C’est malheureusement l’argent qui motive ce changement, comme dans le cas de l’enseignement individualisé. Les deux perdants sont les élèves et les apprentissages. Vous avez des diplômés plus rapidement, mais moins compétent et encore plus convaincu que la formation n’est pas là pour apprendre, mais pour avoir un papier. Ils vont malheureusement s’apercevoir trop tard que les entreprises ne cherchent pas des diplômés incompétents. Je fais souvent la nuance entre avoir et être. Il ne faut pas faire en sorte que l’élève ait des compétences, mais qu’il soit compétent. Je suis peut-être utopiste, mais quand je travaille dans des entreprises c’est ce que j’entends.
      Ce n’est pas en tirant sur une fleur qu’on la fait pousser plus rapidement. De la même manière, ce n’est pas en intensifiant la formation que les élèves apprennent plus rapidement. L’apprentissage et le développement de la compétence professionnelle, comme les fleurs ont besoin de temps. Il est toujours possible de changer les apprentissages par uniquement de l’entraînement, comme on peut remplacer les fleurs naturelles par des fleurs en plastique. Pour quelqu’un qui ne connaît pas cela, c’est presque pareil. Il les confond parce qu’il ne connaît pas cela. C’est la même chose pour bien des décideurs. Le processus d’apprentissage c’est une niaiserie d’intellectuels.
      Je m’excuse à l’avance pour mes propos. Mais quand on me parle d’altération de la sorte du processus d’apprentissage, cela vient me chercher. J’espère que je vous aide quand même!

      Réponse

  2. François Hébert
    jan 15, 2014 @ 06:48:44

    Bonjour M. Boudreault, bonjour à tous.

    Je me suis aperçu, un peu tard, que cette page n’était pas vraiment destinée à recevoir le type de message que j’y ai posté en tout début d’année. En effet, je n’y partageais aucune expérience de problème rencontré dans ma pratique de formateur. Je m’en excuse et je souhaiterais corriger le tir aujourd’hui.

    Depuis de nombreuses années, j’interviens principalement en formation d’adultes et notamment en tant que formateur de formateurs.
    Dès mes premières expériences, j’ai été confronté, et je continue de l’être 25 ans après, à la réticence initiale de la plupart des formateurs «débutants» lorsqu’il s’agit d’admettre que « moins les apprenants en savent sur un sujet donné, plus il faut utiliser une pédagogie active qui leur permette de construire un nouveau cadre de référence et de formuler progressivement leurs apprentissages, surtout lorsque ceux-ci viennent bouleverser des croyances ou des représentations antérieures ».
    La tendance chez les jeunes formateurs (probablement héritée de leur propre histoire en tant qu’apprenants) reste à penser que : « moins les apprenants en savent, plus il faut leur expliquer et que moins ils sont d’accord sur un sujet donné, plus il faut essayer de les convaincre »…
    Entre parenthèse, plus je tentais d’expliquer à ces jeunes formateurs le principe des pédagogies dites actives, plus ils résistaient à y adhérer…

    Ma propre histoire d’apprenant en matière de pédagogie remonte à plus de 30 ans. Mon adhésion aux pédagogies actives remonte à la même période.
    C’est que je les ai découvertes après que mon tuteur en la matière m’ait posé le petit problème suivant :
    « Comment fonctionne une balance romaine ? »
    Le principe en est très simplement présenté dans la vidéo ci-dessous :
    http://www.dailymotion.com/video/xj4zis_la-balance-romaine-son-fonctionnement_tech

    Supposons maintenant que le formateur soit situé tout au bout à droite, à l’extrémité du fléau.
    L’apprenant, quant à lui, c’est la tare qui s’alourdit au fur et à mesure de son apprentissage (plus il en apprend sur un sujet donné, plus il est lourd).
    Le poids mobile, représente le temps de parole et d’activité. Lorsqu’il est déplacé vers le formateur (à droite), c’est ce dernier qui parle et qui agit (pour faire apprendre). Lorsque le poids mobile est déplacé vers l’apprenant (à gauche), c’est ce dernier qui agit et qui parle pour apprendre. Que peut-on en tirer comme principe? En fonction du poids de l’apprenant (en connaissances initiales) comment répartir le temps de parole et d’activité entre lui et le formateur ?
    Lorsque des apprentis formateurs résolvent cette analogie, je ne dis pas qu’ils se mettent à adhérer aux méthodes actives. Cependant, le traitement de l’analogie par eux-mêmes (ce sont eux qui formulent le principe pédagogique que l’on peut en inférer) et la prise de conscience que cela provoque lèvent en partie la résistance à l’apprentissage et l’expérimentation de méthodes pédagogiques centrées sur l’activité des apprenants.
    Pour présenter cette analogie, j’ai produit une petite vidéo à l’aide d’un fichier power point et d’un logiciel de capture d’écran. Elle est visible sur le web et je peux transmettre le lien à qui le souhaiterait.
    Malheureusement, je ne maîtrise aucun logiciel de création d’animations (type flash). Si l’analogie plait et que quelqu’un peut l’illustrer avec une animation de qualité, je serais très heureux de la voir fonctionner !

    Réponse

    • Henri Boudreault
      jan 15, 2014 @ 10:42:08

      Votre analogie est très intéressante. Je traite de ce sujet dans l’une de mes rubriques. Curieusement, j’utilise également le terme de distance entre l’apprenant et le professeur. . Comme vous le spécifiez, la distance se mesure à partir des connaissances préalables que les apprenants ont de l’objet à apprendre. Les professeurs ont tendance à avoir plus d’atomes crochus avec les élèves plus connaissants. Ce sont les élèves qui sont les moins connaissants qui ont le plus besoin d’eux. Il y a donc un lien entre les dispositifs didactiques pour faciliter l’apprentissage et la distance qu’il y a entre les apprenants et le professeur.
      En ce qui a trait à votre animation, vous auriez pu faire une pierre deux coups si vous aviez utilisé Keynote de Apple. Il fait le transfert entre la présentation et une vidéo. Il dispose également d’outils d’animation très intéressants. Si cela vous intéresse, vous pouvez me donner le lien avec votre présentation et je ferai le développement de votre animation.

      Réponse

  3. François Hébert
    jan 03, 2014 @ 05:20:06

    Bonjour M. Boudreault et en tout premier lieu, merci d’accepter mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année qui commence!
    Je m’associe aussi sans aucune réserve à tous les commentaires qui vous remercient de la générosité avec laquelle vous partagez votre expérience et vos connaissances, ainsi que de la qualité de vos apports.

    A mon échelle et à la hauteur de mes propres capacités, je souhaite depuis un bon moment faire partager des ressources que j’espère utiles à des personnes qui travaillent ou étudient dans mon domaine professionnel. J’ai très récemment créé un site Web sur lequel je charge ces ressources ( cela vient en plus d’une présentation personnelle à caractère "commerciale" car il s’agissait aussi de promouvoir mon expérience auprès de partenaires potentiels).
    J’ai découvert vos contributions en 2011 alors que je préparais une formation de formateurs…en Mongolie. A l’époque, pour des raisons de timing et de traduction, je n’ai pu les faire partager (sauf à communiquer les liens vers votre blogue et votre site… peu utile pour des Mongols ne parlant pas français…).
    Aujourd’hui, je souhaiterai créer une page sur mon site qui vous serait dédiée:
    - une courte présentation (type copier/coller de "auteur de ce blogue")
    - les 2 liens vers votre site et votre blogue
    - une citation (celle du sextant)
    - l’insertion de votre vidéo: "apprendre, information et action".
    Vous trouverez ci-dessous le lien vers le site. J’ai créé la page. Vous la trouverez dans la rubrique "ingénierie pédagogique". Je l’ai intitulée : la didactique professionnelle : l’apport du Pr. Boudreault.
    Si vous êtes d’accord, je maintiendrai cette page en accès public, mais bien sur, je la supprimerai ou la modifierai en fonction de votre avis.
    Dans l’attente du plaisir de vous lire (quelle que soit votre réponse).
    Bien cordialement
    François

    Réponse

    • Henri Boudreault
      jan 06, 2014 @ 10:22:25

      Bonjour
      Je suis heureux de pouvoir vous être utile. Je n’ai pas de problème à ce que vous puissiez faire la promotion de mes travaux dans la mesure où vous citez les sources. Bonne chance.
      J’aurais aimé consulter votre site mais vous ne m’avez pas donné le lien.

      Réponse

  4. Simon Martineau
    jan 31, 2013 @ 10:22:42

    D’abord, je vous remercie grandement de la qualité et la quantité des documents que vous mettez à la disposition de tous sur votre site. C’est d’une aide précieuse.

    Dans mon organisation, nous désirons transformer notre formation qui est de type classique (centrée en bonne partie sur des connaissances et axée sur une formation initiale intensive) vers un approche orientée vers le développement continu des compétences. Nous désirons qu’une partie de cette formation soit en mode e-Learning et/ou à distance à l’aide d’un environnement permettant de réaliser des réunions virtuelles. Avez-vous des références spécifiques à me suggérer concernant ces approches pour enrichir ma démarche?

    Également, je suis de plus en plus confus entre la notion de pédagogie et de didactique… Parfois on identifie que la didactique est plus spécifique à un domaine d’apprentissage et la pédagogie à une approche plus large. Suis-je normal Docteur d’être confus??? ;-)

    Merci beaucoup pour vos réponses.

    Simon Martineau

    Réponse

    • Henri Boudreault
      juin 06, 2013 @ 10:07:12

      Le E-Learning ne rend pas nécessairement les gens plus actifs. Si vous ne réussissez pas à résoudre vos formations en présentiel, vous ne réglerez pas vos problèmes avec de la formation sous une autre forme.
      Pour distinguer la didactique de la pédagogie il faut considérer deux choses, l’apprenant (sujet) et le contenu à faret apprendre (objet). De façon simple, je vous dirais que la différence est une question de positionnement. La didactique tient compte de l’apprenant en considérant d’abord l’objet à faire apprendre. La pédagogie fait l’inverse, elle tient compte de l’objet en considérant d’abord l’apprenant.
      La pédagogie répond à la question "Comment aménager l’objet à faire apprendre selon les caractéristiques des apprenants?"
      La didactique répond à la question " Comment créer les conditions pour que l’apprenant apprenne l’objet?

      Réponse

  5. Eric Thibault
    oct 11, 2012 @ 12:43:52

    Bonjour monsieur Bourgeault, en décembre dernier j’ai appris que je devais individualiser ma formation. Un beau défi en milieu d’année scolaire. J’ai entamé le processus d’individualisation et récemment, j’ai vu votre vidéo-conférence sur le sujet (récit-fp) et je comprends maintenant qu’il est important de mettre en œuvre une formation qui ne sera pas seulement individualisé, mais spécialisé. J’aimerais savoir s’il y a des outils, des livres ou d’autres conférences disponibles pour m’aider dans ma démarche. Inutile de vous dire que le manque de ressource capable de m’accompagner dans cette optique est mon plus grand problème, surtout que je suis dans un petit centre. Merci
    Eric T.

    Réponse

    • Henri Boudreault
      oct 13, 2012 @ 19:50:53

      Effeçtivement, vous avez tout un mandat.
      J’ai participé à une table ronde sur le sujet au colloque de la TREAQ en mai dernier. La présentation à été captée sur vidéo. En allant sur leur site je pense que vous pourriez y avoir accès.
      Je vais également traiter du sujet dans mon blogue.

      Réponse

  6. Hary RAZAFINIMPIASA
    mai 13, 2012 @ 02:17:14

    Bonjour,
    Je fais partie d’une équipe qui développe et met en œuvre l’utilisation des tableaux numériques interactifs dans les collèges et lycées techniques à Madagascar. Après six mois d’introduction des matériels dans les établissements, très peu d’enseignants les utilisent malgré des actions de formation à l’utilisation et à l’initiation à la production de ressources numériques. Je trouve que la stratégie d’introduction des ces TNI n’était pas la bonne car ce n’est pas uniquement de la pédagogie mais aussi et surtout de la communication et de la pédagogie. L’obtention de l’adhésion de tous les acteurs nécessite des travaux de communication et de plaidoyer en amont. La migration vers la culture numérique ne va pas de soi. Il faut penser à l’humain sur qui devrait être basé toute innovation pédagogique. Les politiques se contentent des discours de propagande: le pays se dote de technologies performantes pour améliorer la qualité de l’éducation et de la formation.
    Quels conseils nous prodiguez-vous pour rectifier nos tirs? Quelles démarches adopter? Quelles sont vos expériences?

    Réponse

    • Henri Boudreault
      sept 13, 2012 @ 08:50:57

      Bonjour
      Je suis désolé du délai de réponse, mais mon dernier article devrait vous en indiquer la raison.
      La technologie demeure toujours un moyen. Un outil ne peut être meilleur que celui qui l’utilise. Il faut maîtriser la didactique pour pouvoir maîtriser les outils qui servent à la médiatiser.
      L’outil ne peut être l’élément de départ pour changer des pratiques d’enseignement. Elle est là l’erreur. L’outil vient s’insérer à l’intérieur d’une stratégie dont la raison d’être est de faire apprendre un objet d’apprentissage à des apprenants.
      Le fait de faire le choix d’implanter un outil technologique pour améliorer la qualité de l’éducation est plus un choix politique que pédagogique. Si l’on désire réellement travailler sur la qualité des apprentissages, cela doit passer par l’amélioration de la relation entre l’enseignant et l’objet d’apprentissage (relation didactique) et/ou par l’amélioration de la relation entre l’enseignant et l’apprenant (relation d’enseignement).
      Les outils didactiques doivent permettre de gagner du temps, de faire apprendre plus rapidement ou de faire apprendre plus de choses. Ces trois conditions sont essentielles pour tout changement de pratique pédagogique à long terme.

      Réponse

  7. Coowar Jean-Marie
    mar 08, 2011 @ 09:46:06

    Bonjour,

    Je recherche des expérience d’utilisation d’une plateforme pédagogique pour créer des parcours pédagogiques.

    Méthodologie ? Expérience ? Résultats ?

    Merci d’avance !

    Réponse

    • Henri Boudreault
      mar 12, 2011 @ 17:07:28

      Bonjour
      Pourriez-vous être plus explicite avec votre concept de plateforme pédagogique?
      Je pourrai ainsi vous être plus utile.
      Henri Boudreault

      Réponse

    • Caron François
      juil 18, 2012 @ 08:43:50

      Bonjour, mon nom est François Caron. Je suis enseignant au CFP Marie-Rollet, à Québec. Nous utilisons la plate forme Moodle, pour notre enseignement individualisé. C’est ce que nous avons trouvé de mieux, gratuit et open source. Vous pouvez me contacter à francois.caron@cfpmr.com.
      Bonne journée

      Réponse

  8. ernynewton
    oct 12, 2010 @ 11:09:29

    Bonjour,

    Je suis à la recherche d’études (en sciences de l’éducation/éthologie/ethnologie) sur le lien entre l’attitude des enseignants envers les élèves et leur réputation/crédibilité envers eux. Par exemple, a-t-on jamais étudié comment le fait, pour un enseignant, de se mettre en situation d’apprentissage par rapport à ses élèves, participait de sa réputation et de sa crédibilité envers eux, et de son bien-être personnel ?

    Merci d’avance pour votre aide.

    Réponse

    • Henri Boudreault
      oct 20, 2010 @ 16:45:04

      Bonjour
      Je trouve votre sujet d’intérêt extrêmement pertinent. Je ne connais pas de références sur le sujet. Cela ne veut pas dire qu’il n’y en a pas!
      J’ai pu constater à plusieurs reprises le point que vous soulevez. Je pourrais même vous dire que dernièrement j’ai eu l’occasion de réaliser avec un groupe de formateurs une production en didactique où je suis convaincu que le fait de la non-utilisation de la stratégie que nous avons mise en place avec eux était directement en lien avec la réputation, la crédibilité et le bien-être personnel des participants. C’est un problème que je relève souvent chez des enseignants et formateurs qui ont appris leur métier sur le tas.
      Si vous trouvez quelque chose, je serais très intéressé à ce que vous me le communiquiez.
      Bonne recherche

      Réponse

  9. el yaagoubi
    sept 15, 2010 @ 10:33:44

    Un site d une grande importance en ce sens qu il soulève une thématique complexe souvent restée dans l ombre dans nos pratiques de classe.

    Réponse

  10. Henri Boudreault
    avr 25, 2009 @ 19:40:09

    Ils ne sont pas motivés et ils trouvent cela ennuyant!

    Ce qui différentie le milieu de travail avec le milieu de formation est que ce dernier est contrôlable et son but est de faire apprendre et non de produire ou de donner des services. Le danger ici est de créer un contexte essentiellement scolaire dans le mauvais sens du terme, avec une classe pour la théorie, un laboratoire pour les expériences et les démonstrations et un atelier pour la pratique, plutôt qu’un contexte professionnel contrôlé. Le contexte doit être stimulant et mobilisant pour l’apprenant et doit permettre le déroulement des événements, des tâches et des façons de faire et donner accès à l’ensemble des ressources nécessaires aux apprentissages et à la manifestation de la compétence professionnelle. Quels sont les éléments clés d’un contexte pouvant favoriser la manifestation de la compétence professionnelle?

    Réponse

  11. Henri Boudreault
    avr 25, 2009 @ 19:38:56

    Qu’est-ce que cela donne d’apprendre ça?

    La motivation des apprenants est souvent identifiée comme étant l’élément moteur des apprentissages. Il faut comprendre que le sens et la pertinence des actions que nous lui demanderons joueront un rôle primordial dans la présence, l’augmentation ou la diminution de la motivation chez l’apprenant. Souvent nous faisons réaliser des tâches aux apprenants sans nous soucier que dans la réalité la tâche professionnelle fait partie d’une situation de travail dont l’élément déclencheur est un événement qui donne une signification, un sens et une pertinence à la tâche. Il faut concevoir des événements professionnels pouvant allumer et stimuler l’apprenant à faire les efforts nécessaires pour réaliser les apprentissages en lien avec la tâche à réussir.

    Réponse

  12. Henri Boudreault
    avr 25, 2009 @ 19:37:28

    Ils me disent qu’au moment où ils vont travailler ils vont bien le faire, mais à l’école ce n’est pas important!

    Les entreprises engagent le personnel professionnel généralement sur la base des capacités techniques qu’ils sont en mesure de réaliser. Malheureusement, ils mettent à pied ces mêmes personnes généralement à partir des attitudes qu’ils n’ont pas manifestées. Il faut comprendre l’importance de développer les attitudes professionnelles de l’apprenant et identifier les conditions favorisant la manifestation des attitudes spécifiques à une fonction de travail. Il ne faut pas donner d’exemple dans ce cas-ci, mais se donner en exemple!

    Réponse

  13. Henri Boudreault
    avr 25, 2009 @ 19:35:42

    Ils ne comprennent rien et n’ont pas les préalables!

    Le langage est l’élément clé de la compréhension d’une profession. Il faut réfléchir à comment présenter les notions de théorie (savoir) de telle sorte à ce que les informations soient perceptibles de manière explicite et univoque par le plus grand nombre d’apprenants. Il faut élaborer des représentations des concepts (unités mentales du savoir à apprendre) pour faciliter le transfert des notions dans l’action. Mais qu’est-ce qu’une représentation d’un concept?

    Réponse

  14. Henri Boudreault
    avr 25, 2009 @ 19:34:21

    Il faut toujours que je leur dise quoi faire!

    La compréhension d’une tâche professionnelle passe nécessairement par l’élaboration et la construction d’une démarche fonctionnelle qui explicite le « Comment faire? ». Essentiellement l’apprenant est en formation pour apprendre « Comment faire? » et non seulement pour apprendre à faire. Il faut construire des aides à la tâche pour faciliter la réalisation des opérations motrices et des aides à penser pour faciliter la réalisation des opérations mentales chez l’apprenant. Mais qu’est-ce que c’est?

    Réponse

  15. Henri Boudreault
    avr 25, 2009 @ 19:33:19

    Ils n’appliquent pas dans la pratique ce qu’ils ont appris dans la théorie!

    Les pratiques que les apprenants réalisent constituent l’aboutissement de la formation professionnelle et du développement de la compétence de l’apprenant. Il faut établir comment élaborer des tâches pour faire en sorte que l’apprenant soit conscient de ses apprentissages et du développement de sa compétence professionnelle. L’action doit être au coeur du développement de la compétence, mais ne doit pas prendre la place de la réflexion à ne pas confondre avec la mémorisation!

    Réponse

  16. Henri Boudreault
    avr 25, 2009 @ 19:31:36

    Il réussit les examens, mais je ne l’embaucherais pas!

    Être compétent c’est « savoir bien faire». Il faut analyser le sens et la pertinence des compétences du programme pour en élaborer une représentation fonctionnelle et ainsi être en mesure d’aménager des environnements d’apprentissage motivants pour l’apprenant et pertinents pour le milieu de travail. La problématique ici est d’identifier les manifestations, pour l’apprenant et pour l’enseignant, de la compétence. Mais à quoi cela ressemble-t-il?

    Réponse

  17. Henri Boudreault
    avr 25, 2009 @ 19:30:19

    Je manque de temps pour faire apprendre!

    La planification de la formation et des apprentissages est essentielle pour pouvoir atteindre les intentions exprimées dans le programme. Faire apprendre n’est pas le résultat du hasard. À partir de l’objet d’apprentissage, il faut organiser les unités d’apprentissage, il faut planifier les activités de l’apprenant ainsi que de l’enseignant et il faut agencer les ressources dans le but d’harmoniser, de prédire et de réguler les apprentissages. Il faut gérer le temps si nous désirons avoir du temps!

    Réponse

  18. Henri Boudreault
    avr 23, 2009 @ 21:40:59

    L’enseignement individualisé
    Est-ce une solution ou une malédiction? Comme toute chose en didactique, ce n’est pas la chose le problème, mais ce que nous faisons avec. Durant toutes mes années d’expérience, l’utilisation de l’enseignement individualisé a généralement été décidée par une direction, rarement par des enseignants. D’ailleurs, je ne peux pas comprendre que l’on puisse utiliser une méthode d’enseignement unique pour la variété d’apprentissages à faire réaliser dans un programme de formation professionnelle élaboré par compétences. J’en arrive même à penser qu’il existe une certaine incompatibilité entre l’enseignement individualisé et le développement de la compétence professionnelle.
    En principe, faire développer une compétence c’est un acte social. C’est avec les autres que l’on développe sa compétence pas avec un cahier d’exercices.
    D’ailleurs, en vous documentant sur ce qu’est l’enseignement individualisé vous constaterez rapidement que ce qui se fait, en formation professionnelle, ce n’est pas de l’enseignement individualise, c’est tout au plus de l’apprentissage solitaire qui est très loin d’un plaisir …

    Réponse

    • Claire
      mar 17, 2011 @ 11:41:21

      Je suis tout à fait d’accord avec vous pour l’avoir vécu en tant qu’enseignante et pour avoir eu, depuis quelques années, un certain recul comme professionnelle. Souvent, la décision d’"individualiser une formation" est une décision d’ordre financier ou organisationnel et non une décision d’ordre pédagogique. L’enseignement que l’on dit individualisé ne l’est pas, à mon avis, dans le sens propre du terme où on devrait donner à l’élève la pleine décision de ses choix d’outils pédagogiques, de gestion de son temps et de son apprentissage. L’enseignement individualisé pratiqué dans plusieurs centres est beaucoup plus, comme vous le dites si bien, une décision de placer l’élève devant un guide d’apprentissage et les logiciels qui l’accompagnent parfois. L’enseignant joue ici le rôle d’aidant, il ne communique plus avec le groupe, mais avec des individus, un à la fois; la relation n’est plus la même, à mon avis. Je pourrais en parler bien longtemps…

      En passant, pour avoir consulté très souvent votre site au cours de la dernière année pour des cours universitaires en éducation des adultes, je tenais à vous remercier pour toutes les informations pertinentes qui s’y trouvent et félicitations pour le nouveau look!

      Réponse

    • François Caron
      juil 18, 2012 @ 08:56:23

      Comment fais-t-on pour faire comprendre ce message à nos directions de centre. Il ne jure que par l’enseignement individualisé. J’aimerais bien que vous disiez ce message à notre direction.
      Enfin, quelqu’un qui pense comme moi.

      François Caron
      Enseignant en Soutien Informatique
      CFP Marie-Rollet

      Réponse

  19. Henri Boudreault
    avr 03, 2009 @ 06:59:51

    « Le directeur ne met pas ses culottes! »
    Voici une expression que j’entends régulièrement de la part des enseignants. Il semblerait que si le directeur mettait ses culottes, l’enseignant aurait moins de problèmes. Encore faut-il se demander quels sont les problèmes qui entrent dans les culottes du directeur et qui lui appartiennent. Je pense plutôt que dans plusieurs situations on voudrait que le directeur règle mes problèmes d’enseignant et que le plus souvent je suis insatisfait des solutions qu’il met en place.
    Il est évident que lorsque je laisse un autre régler mes problèmes il est plus que probable que je sois insatisfait de la solution parce que ce n’est pas ce que j’aurais fait. Mais à partir du moment où je demande à un autre de régler mes problèmes, je dois accepter la suite.
    Il faudrait peut-être dire « Le directeur ne met pas mes culottes!»

    Réponse

  20. Henri Boudreault
    avr 01, 2009 @ 19:11:36

    Les élèves ne sont pas motivés!

    Souvent les enseignants indiquent que les élèves ne sont pas motivés. Mais quel est le niveau de responsabilité de l’enseignant dans la motivation de l’apprenant?
    Les élèves en formation professionnelle sont tous motivés si on les compare à des élèves en mathématique qui sont obligés d’aller à l’école. Il est évident que les élèves en FP ne sont pas nécessairement motivés par les mêmes choses ou à la même intensité. Il demeure que l’enseignant à un rôle majeur dans le développement de cette motivation à travers l’organisation de ses stratégies d’enseignement.
    Comment l’enseignant peut-il motiver ses élèves?

    Réponse

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