La gestion de classe/atelier

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La gestion de classe est un élément clé que l’enseignant doit pouvoir contrôler pour faciliter les apprentissages des apprenants. Il faut considérer qu’en formation professionnelle la gestion de classe, étroitement liée à la relation d’enseignement, ne doit pas être abordée exclusivement, comme c’est généralement le cas, comme l’établissement des règles, règlements pour contrôler les comportements des élèves.

Je considère la gestion de classe comme l’articulation de la stratégie didactique dont le but est de favoriser le processus d’apprentissage et non de contrôler les apprenants. Il va de soit que nous ne pouvons pas tout contrôler dans la classe. Chacun des groupes que vous avez est différent. Chacun des groupes a sa propre dynamique. Une situation d’enseignement/apprentissage est une situation incertaine qui demande un jugement critique de la part du professeur. Ce n’est pas parce qu’une partie de ce qui se déroule dans une séance appartient à une dynamique particulière que l’ensemble de ce qui va se passer est imprévisible et incontrôlable.

Le but de la gestion de classe/atelier est de contrôler ce qui peut l’être pour ainsi se libérer du prévisible pour pouvoir se concentrer et faire face à la dynamique, moins prévisible, propre à chaque séance de formation.

Pour vous aider, je vous propose dix composantes qui couvrent la gestion de classe et que vous devez contrôler le plus possible. Comme le spécifie Legendre (2005) la gestion de classe est là pour orienter et maintenir les élèves en contact avec les tâches d’apprentissage à faire réaliser.

L’absence ou le faible contrôle de l’un ou l’autre de ces éléments va nécessairement perturber le déroulement de votre planification et va avoir des conséquences importantes soit sur le temps ou vos relations avec vos apprenants. La question à vous poser est, comment vous faites pour avoir le contrôle de chacun de ces éléments?

Nous y reviendrons …

Un petit jeu pour comprendre les tâches d’un enseignant

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Séquences d’ens

Enseigner est une profession complexe quand cette dernière a pour objectif de faire apprendre et faire développer une compétence professionnelle.

Je vous offre ce petit jeu. Les cartes représentent les différentes tâches clés d’un enseignant. Ces tâches couvrent l’ensemble de sa fonction. Il va de soi que ces tâches, pour être réalisées, font appel à une variété de pratiques qui font en sorte que l’enseignant compétent s’adapte à la situation d’enseignement. Ces tâches s’appliquent, peu importe le type de formation. Si vous êtes formateur, enseignant, moniteur ou autres. Que vous offriez des formations de trois heures, trois jours, trois semaines, de trois mois ou plus, vous avez les mêmes tâches à réaliser. La prise en compte et la capacité de gérer ces tâches et de prendre les bonnes décisions font la différence entre l’amateur et le professionnel.

Je vous indiquerai l’ordre que je propose dans une communication subséquente.

Amusez-vous bien !

Éléments à risque de perturbation du processus d’apprentissage

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Je suis à construire un outil didactique qui permettra d’interagir avec un enseignant ou un formateur en formation pour l’amener à se construire une représentation fonctionnelle des situations d’enseignement qu’il aura à gérer. J’ai identifié cinq composantes à considérer pour être en mesure d’agir. L’apprenant, l’objet d’apprentissage, la finalité de la formation, l’intention de la formation et le lieu constituent ces cinq éléments. L’élément le plus dynamique à gérer dans une situation d’enseignement ce sont les caractéristiques des apprenants. Pour organiser une formation, il faut être en mesure de réfléchir sur les mesures d’atténuation à mettre en place de façon préventive pour diminuer les risques de perturbation des apprentissages.

J’ai élaboré un petit jeu de cartes où l’enseignant peut choisir les caractéristiques des apprenants qu’il désire considérer et par la suite il s’agira d’élaborer les moyens ou des stratégies pour atténuer les effets de ces caractéristiques. Cette liste de caractéristiques n’est pas exhaustive, mais elle représente ce que j’ai pu recueillir jusqu’à maintenant sur les éléments qui pouvaient venir perturber le fonctionnement d’une formation si nous ne les considérions pas.

Atelier 12 : Planifier des stratégies d’enseignement avec le scénario

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Beaucoup d’enseignants sont à  la recherche de LA méthode miracle. Malheureusement, elle n’existe pas. Je suis désolé de faire éclater votre bulle ou votre rêve, mais ne perdez pas votre temps pour cette quête inutile en éducation. Il y a trop de variables à considérer lorsqu’on désire faire apprendre pour prétendre qu’une formule pédagogique unique serait une possibilité.

Pour s’attaquer à l’ignorance, il faut un plan. Ce plan ne considère pas seulement la matière à enseigner, mais les apprentissages à faire réaliser. J’ai appelé ce plan, le scénario de formation. Le déroulement d’une séance de formation doit considérer un nombre important d’éléments. Faire apprendre n’est pas un acte spontané, malgré que ce soit le cas très souvent. On fait quelque chose et on pense que si l’élève est motivé et a l’intelligence il DEVRAIT apprendre. Écoutez la raison donnée par ceux qui ont des difficultés avec les élèves. Ils vont vous dire systématiquement que les élèves ne font pas d’effort parcequ’il manque de motivation ou ils n’ont pas les préalables ou encore qu’ils ne sont pas capables.

L’atelier 12 présente le scénario de formation qui se préoccupe de l’agencement des actions des apprenants et de l’enseignant, des savoirs à faire apprendre, des ressources nécessaires aux apprentissages, du temps disponible et finalement l’intention que l’on a par cet agencement. Une séance n’est pas agencée de la même façon pour faire acquérir des connaissances que pour faire développer des habiletés. Également, susciter l’apprenant à se placer dans une démarche de résolution de problèmes est différent que pour lui faire appliquer des savoirs, etc.

La didactique a pour fonction de prédire et réguler les apprentissages. Nous nous retrouvons dans un processus que je vise comme se devant d’être itératif, non pas basé sur le tâtonnement comme c’est si souvent le cas.

 

Treize outils utiles à l’enseignement

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Ceci est une présentation que j’ai réalisée pour expliquer l’utilisation de treize outils didactiques permettant de mettre en place une démarche d’enseignement différencié à l’éducation des adultes en formation professionnelle. Je présente l’idée que le choix d’une formule pédagogique ne doit pas mettre en question l’objet d’apprentissage et ses intentions. En formation professionnelle nous sommes en présence de compétences. Avec les adultes nous sommes en présence de personnes où l’adhésion à la formation, le sens et la pertinence des apprentissages jouent un rôle essentiel dans la mise en place d’une formule pédagogique. Il ne faut jamais oublier qu’une formule pédagogique a pour fonction de faciliter les apprentissages et non seulement faciliter l’organisation de la formation. Les outils que je présente font en sorte de favoriser l’articulation de l’enseignement différencié, que l’on confond trop souvent avec l’enseignement individualisé qui doit être plus associé à l’enseignement programmé.

Atelier 4 : Identifier les savoirs à faire apprendre avec la carte conceptuelle

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Identifier les savoirs à faire apprendre et les organiser n’est pas chose facile. L’utilisation de la méthode des cartes d’idées et l’exploitation des logiciels qui sont offerts sur le marché sont des outils indispensables pour l’enseignant. Comment ne pas trop en mettre? Comment être certain que la matière enseignée est pertinente à la compétence à faire développée? Où est mon rôle dans l’explicitation des savoirs à faire apprendre?

Toutes ces questions sont pertinentes et essentielles à la bonne organisation d’une séance de formation.

Atelier 3 : Développer l’autonomie et l’initiative de l’apprenant avec la fiche de travail.

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L’enseignant perd beaucoup de temps à expliquer le travail à faire aux apprenants. Cette situation a même tendance à créer, à la longue une certaine dépendance chez les apprenants. D’ailleurs, une étude a identifié, en formation à la conduite d’un véhicule, que plus un formateur intervient, moins l’apprenant apprend. Le formateur devient un tuteur et l’apprenant devient un exécutant.

Pour éviter cette situation et faire gagner du temps à l’enseignant, je propose de présenter aux apprenants une fiche de travail pour chacune des actions identifiées sur la feuille de route que j’appelle l’itinéraire des apprentissages. Cette fiche de travail présente toutes les informations nécessaires à la réalisation de la tâche ou de l’activité d’apprentissage.

La valeur ajoutée de cet instrument didactique est d’offrir un outil favorisant le développement de l’autonomie de l’apprenant qui possède les informations pour comprendre ce que l’on attend de lui. La structure de la fiche de travail lui permettra de comprendre les composantes d’une activité professionnelle favorisant ainsi son esprit critique et sa réflexivité.

 

« Discours de la méthode »

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Je suis loin de me prendre pour Descartes, mais il semblerait qu’il y ait une quête sans fin, en éducation, dans la recherche d’une méthode d’enseignement idéale. Cette quête consiste à chercher une façon miracle d’enseigner qui fait en sorte que les élèves vont comprendre, comme par magie, tout ce que l’enseignant va leur dire ou leur faire réaliser. Malheureusement ou heureusement, faire apprendre n’est pas la conséquence de la magie, mais plutôt d’une démarche consciente basée sur la science. Cette démarche repose sur la gestion des contraintes à l’apprentissage associées à l’enseignant, au contexte de formation, à l’objet à faire apprendre et aux apprenants. Contrairement à ce que je viens d’indiquer la plupart du temps, le choix d’une méthode repose plutôt sur l’intention de faciliter l’enseignement ou son organisation. J’espère rien vous apprendre en spécifiant qu’enseigner ne signifie pas nécessairement, faire apprendre.

La réussite d’un apprenant ne peut reposer sur le hasard. J’ai déjà entendu, venant d’enseignants, « on essaye des choses, on fait notre possible et on espère qu’ils vont apprendre s’ils sont motivés, qu’ils étudient et qu’ils écoutent ».

Ma conception de l’acte d’apprendre repose sur quatre conditions. Premièrement, la conscience de l’apprenant de ce qu’il va apprendre. Deuxièmement, l’autonomie de l’apprenant dans l’acte d’apprendre. Troisièmement, l’adhésion de l’apprenant à l’objet à apprendre. Quatrièmement, l’interaction entre les apprenants dans un contexte de travail signifiant. Faire apprendre, en conséquence, va au-delà de la simple transmission par le prof d’un savoir qu’il dit et de l’acquisition, par l’apprenant écoutant, passif et docile, de ce savoir.

Le mieux de cette façon de faire traditionnelle, ici l’on parle de l’enseignement magistral, est la mémorisation de l’information, mais mémoriser n’est pas apprendre. Certains diront que c’est dans la pratique que l’élève va comprendre. Le prof fait alors des démonstrations pour montrer comment faire et entraîne l’élève à le faire et à atteindre le résultat attendu pour réussir l’examen, mais faire faire et réussir ne veut pas dire comprendre. Comme le souligne Piaget (1974) « Comprendre consiste à dégager la raison des choses; réussir ne revient qu’à les utiliser avec succès ».

Le développement des compétences, comme c’est le cas en formation professionnelle un des rares endroits où ce concept a du sens, nous oblige à être plus inventifs, à nous adapter et à innover dans nos pratiques et dans nos perceptions sur l’efficacité de la « Méthode ». La méthode pédagogique, je préfère utiliser l’expression stratégie didactique, que l’on devrait appliquer, pour favoriser le développement de la compétence de l’apprenant, est à être inventée. Il faut penser autrement en plaçant l’apprenant au coeur de l’objet (la compétence) à apprendre. Concevoir des stratégies qui favoriseront une véritable relation d’apprentissage, c’est-à-dire la rencontre de l’apprenant avec les savoirs à apprendre.

Les méthodes, les formules ou les stratégies tournent généralement autour d’une façon de faire qui devrait favoriser, chez l’apprenant, l’apprentissage des savoirs et le développement de sa compétence professionnelle. Ce qui nous amène à identifier deux éléments indissociables à considérer lord du choix d’une stratégie pédagogique, l’apprenant et l’objet à apprendre.

L’apprenant, avec ses styles d’apprentissage, et les savoirs, avec leurs niveaux de difficulté, constituent les contraintes de base à considérer pour faire un choix éclairé des actions et des ressources pour une stratégie prometteuse.

Développer des compétences en communication ou en planification du travail dans un programme de formation en secrétariat avec une stratégie d’enseignement individualisé présente des problèmes dont je n’ai pas encore constaté la solution. L’utilisation du travail en équipe avec un groupe d’apprenants en conduite de camion, qui travailleront généralement seuls, n’est pas très appropriée. L’enseignement magistral n’est pas très pertinent pour des apprenants qui doivent développer de la réflexivité et de la résolution de problèmes tel l’électromécanicien. Une méthode axée sur l’individu quand ce dernier devra exercer sa profession en interagissant avec les autres et son environnement, comme dans le domaine de la santé, est pour le moins peu pertinente.

La performance d’une stratégie devrait être en lien avec sa potentialité à mobiliser les efforts de l’apprenant et à favoriser sa réussite. Encore faut-il bien se situer par rapport à ce que l’on entend par réussite. En formation professionnelle, la réussite ne doit pas seulement se limiter à l’obtention d’un diplôme, mais également à l’insertion professionnelle.

Je demande souvent à des enseignants s’ils engageraient tous les élèves qu’ils ont diplômés. De façon générale, ils partent à rire et me disent non. À la question pourquoi vous ne les engageriez pas, ils me répondent, parcequ’ils ne sont pas compétents. Il y a donc un écart important entre la réussite des compétences associées au diplôme et le développement de la compétence au seuil d’entrée sur le marché du travail.

Il est important de constater qu’il ne pourrait y avoir une seule méthode qui puisse s’adresser à tous les apprenants et à tous les objets d’apprentissage permettant ainsi de développer toutes les compétences. Il y a des savoirs qui doivent être compris, d’autres mémorisés, d’autres transformés. Il y a des habiletés à acquérir, des capacités à pratiquer et des compétences à développer. C’est la finalité d’une formation, l’interprétation de ses intentions, l’articulation de ses objectifs qui déterminent la stratégie à concevoir. Il ne faut pas l’oublier, ce sont des compétences qu’il faut faire développer. Une compétence se développe à partir de l’interaction de l’apprenant avec son environnement de formation selon les situations de travail qu’on lui présente.

Le choix de la méthode est un faux débat si l’on considère cette dernière comme une recette pour enseigner un programme. Je peux affirmer qu’il n’y a pas de méthode unique qui permettrait d’atteindre cela.

C’est dans la diversité que l’on trouvera une piste prometteuse. L’enseignement différentié, présenté entre autres par Perrenoud, offre une avenue intéressante par sa préoccupation d’organiser des interactions et des activités, de sorte que chaque apprenant soit le plus souvent confronté aux situations didactiques les plus fécondes pour lui. Pour pouvoir faire cela, il faut considérer les styles d’apprentissage de ceux qui sont en formation.

Les styles d’apprentissage offrent un défi important. Chacun d’entre nous a un style d’apprentissage qu’il favorise. Comme le spécifie Kolb (1984), nous sommes soit des manipulateurs, des conceptualisateurs, des expérimentateurs ou des observateurs. La compréhension des incidences du développement de la compétence professionnelle nous amène à concevoir des stratégies qui permettent de mettre en valeur le style dominant de l’apprenant et le développement de l’ensemble des autres styles.

Le gagnant que je vous propose est « les méthodes ». C’est en proposant des méthodes intégrées dans une stratégie cohérente que l’on a le plus de possibilités de favoriser une véritable réussite des apprenants.

La méthode unique aura toujours comme effet l’exclusion des contenus et des apprenants qui ne s’y conforme pas. En apprentissage, ce n’est pas à l’apprenant à s’adapter. Il ne faut jamais oublier qu’une formation n’est pas organisée pour celui qui la donne ou pour la méthode choisie, mais pour celui qui la suit!

Que la meilleure méthode fasse un pas en arrière pour laisser la place aux autres!

Je terminerai donc en posant cinq questions que nous devrions considérer lors de la conception d’une stratégie pédagogique.

1. Quel élément de la stratégie pourrait donner de la pertinente à l’objet à faire apprendre?

2. Quel élément de la stratégie favoriserait la mobilisation des efforts de l’apprenant?

3. Quel élément stratégie permettrait d’avoir un impact sur la réussite?

4. Quel élément de la stratégie favoriserait les interactions?

5. Quel élément de la stratégie donnerait du sens aux savoirs à faire apprendre?

Les attentes du savoir-être.

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L’organisation de l’apprentissage des savoir-être est un chantier en constante évolution. Je vous présente ici un instrument, que j’ai appelé «Le qualificateur d’intentions».

J’ai déjà spécifié que pour faire apprendre les savoir-être il fallait les identifier, en donner le sens, y associer des indicateurs ainsi que des moyens pour en provoquer la manifestation. Après plusieurs travaux je me rends compte qu’au départ il n’y a rien pour identifier les intentions. C’est pourquoi je propose cet instrument de réflexion pour faire le va-et-vient entre le savoir-être à choisir, sons sens et les intentions professionnelles que j’ai de vouloir faire développer cette attitude.

Les intentions sont exprimées de manière à faire évoquer les manifestations voulues des attitudes visées. J’ai identifié ces intentions à partir de qualités et de comportements professionnels génériques. Les intentions sont des comportements que l’on pourrait qualifier de transversaux. Ils ne correspondent pas à des comportements spécifiques, mais ce que nous espérons qu’il y ait en arrière de ce comportement. Par exemple, plusieurs exigeront des apprenants le vouvoiement pour observer le respect. Le vouvoiement est un indicateur qui ne reflète pas réellement l’intention que nous pouvons avoir. Le savoir-être visé est le respect, la manifestation est le vouvoiement, l’intention serait plutôt de démontrer du respect, d’interagir avec les autres ou d’apprécier les personnes. Je pense qu’en associant  les intentions aux savoir-être, il est plus facile d’en identifier les indicateurs pour en observer la manifestation.

Je vous souhaite de joyeuses fêtes de Noël.

 

Un constructeur de stratégies

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Pour ceux qui veulent se fabriquer cet outil j’inclus ici le fichier.

Constructeur de strategies didactiques

 

Le constructeur de stratégies vous permet de vous questionner et de considérer les différents éléments qui entrent en jeu lors de l’élaboration d’une séance de formation.

La partie extérieure présente les différentes étapes du déroulement d’une séance de formation :
1. La stimulation de l’apprenant, par une activité ludique, qui l’amène à se rendre compte de ce qu’il connaît et de ce qu’il ignore. C’est l’étape du déséquilibre cognitif.
2. La mobilisation amène l’apprenant à décider que le jeu en vaut la chandelle. La découverte de sens des apprentissages l’amène à vouloir investir les efforts nécessaires aux apprentissages. C’est l’étape de la découverte de sens associée au besoin ou au désir d’apprendre. C’est le conflit cognitif.
3. L’application fait en sorte que l’apprenant applique dans des tâches les apprentissages réalisés dans l’étape précédente. C’est l’étape de la mise en oeuvre des apprentissages réalisés.
4. Le transfert amène l’apprenant à être en mesure d’utiliser ses nouveaux savoirs dans un contexte différent. C’est l’étape où l’apprenant décontextualise et recontextualise. Il se retrouve face à des situations qui lui demandent de réorganiser ses savoirs. C’est à ce moment qu’il y a constat d’un développement de la compétence professionnelle.
5. L’évaluation consiste à la prise de conscience des apprentissages réalisés ou à la confirmation des objectifs rencontrés. C’est l’étape où la compétence est confirmée.

La deuxième partie (en bleu) du constructeur indique les éléments à considérer pour chacune des étapes de la stratégie :

• Les concepts qui seront utilisés.
• La durée de l’étape.
• Le contexte qu’il faudra mettre en place pour réaliser l’étape.
• L’action que le formateur ou l’enseignant devra réaliser durant l’étape.
• L’action que l’apprenant devra réaliser durant l’étape.
• Les moyens qui seront nécessaires pour faire réaliser les actions durant l’étape.
• L’environnement d’apprentissage qu’il faudra favoriser et mettre en place pour que l’apprentissage puisse se réaliser.
• Un événement qui provoquera la réalisation de l’étape et qui évitera que l’apprenant se pose la question « Qu’est-ce que cela donne d’apprendre cela?»

La partie du centre de l’organisateur permet de considérer les composantes de la compétence dans la stratégie.
• Le savoir touche les connaissances que l’apprenant devra utiliser pour manifester sa compétence.
• Le savoir-faire touche les pratiques qu’il devra réaliser pour manifester sa compétence.
• Le savoir-être touche les attitudes et les qualités qui feront partie de son identité professionnelle et qui sont nécessaires pour pouvoir manifester la compétence professionnelle.

En jouant avec ces composantes d’une stratégie, cela permet de s’élaborer un schème opératoire fonctionnel et pragmatique de l’élaboration d’une stratégie d’enseignement favorisant les apprentissages nécessaires à la manifestation de la compétence professionnelle.

 

 

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